On démonte la Polerouter de chez Universal Genève

Bonjour!! Aujourd’hui on vous parle d’une montre d’histoire : la Polerouter de chez Universal Genève. Grande maison, grand designer, grande aventure. Celle que nous avons ici doit subir une petite révision! Pour cette fois on vous parle de l’histoire qui se cache derrière ce modèle, et du démontage.

L’histoire d’une belle vintage

En novembre 1954, lors du premier vol commercial sur le cercle polaire arctique pour relier los Angeles à Copenhague en 22 heures au lieu de 36, la Polarouter était au poignet des pilotes de la SAS (scandinavian airlines system).

Universal Genève est une maison horlogère fondée en 1894 par Numa Emile Descombe et Ulysse Georges Perret sous le nom de Universal Watch. Elle sera donc choisie par la SAS comme fournisseur officiel particulièrement pour le développement de systèmes antimagnétiques sur ses montres. Ce qui s’avère évidemment bien plus qu’utile pour survoler le pôle nord…

Gérald Genta, à 24 ans dessine les formes de la Polarouter, mais aussi sa carrière, il restera chez Universal Genève jusqu’en 1960 pour créer notament la Golden Shadow et la White Shadow. Ce géant du design aujourd’hui incontournable dans le monde horloger a prêté sa vision tout au long de sa vie, à bon nombre de montres mythique comme la Royal Oak de chez Audemard Piguet, la Golden Ellipse, puis la Nautilus chez Patek Philipp, sans parler de l’inconturnable Big Bang de Hublot… Gerald Genta a travaillé avec les plus grands noms pour donner naissance à des montres de légende en commençant par la Polarouter.

Les premiers modèles de Polarouter présentés au public courant 1954 sont pourvus d’un mouvement automatique à « bumper » 138SS qui est rapidement remplacé par le calibre 215 à micro rotor en 1955. La montre est renommée Polerouter cette même année. Le calibre 215 est bien plus fin grâce au micro rotor et permet un remontage de la montre dans les deux sens de rotation de la masse. Nous vous avions d’ailleurs déjà parlé du micro rotor dans cet article CI.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Comment bien procéder au nettoyage d'un mouvement de montre

Etat général de la pièce…

Notre Polerouter a été produite en 1959-1960, elle comporte un mouvement 215-1 permettant un affichage de la date.

Avant de sortir le mouvement de son boitier, on a déjà constaté que les performances chronométriques ne sont pas terrible. L’amplitude est vraiment faible.

Cela mit de côté, le reste fonctionne. Le remontage manuel se fait bien. La date saute, le système automatique semble fonctionner aussi. Et même si les aiguilles ne sont pas dessus, la roue des heures ainsi que la chaussée tournent. Ce qui est plutôt encourageant par rapport à l’état général du mouvement. La boite a bien vécue et le verre aussi… Les aiguilles de la montre, déjà démontées, étaient stockées à part dans une boite.

Après l’ouverture du fond, on constate que la pièce a été un peu maltraitée lors des révisions précédentes. Les ponts sont rayés, les emplacements autour des vis sont marqués voir arrachés. Il manque également le joint de fond. Et les vis de brides sont un peu oxydée mais à part cela il ne semble pas y avoir trop de dégâts.

Après le démontage…

Au final, il manque 3, 4 vis mais à part cela, on pourrait s’attendre à ce que la montre fonctionne plutôt correctement après le nettoyage et le remontage. Si ce n’est pas le cas il faudra voir dans un second temps pour changer le ressort de barillet.

On a pas encore eu le temps de vous faire la vidéo du nettoyage et du remontage. On devrait pouvoir faire ça assez rapidement étant donné qu’il ne manque rien de vital au mouvement! Alors on vous refera un petit article bientôt pour vous présenter tout ça!

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Sur ce, soyez à l’heure!😉

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